Encore une nouvelle année qui commence. Tels des escargots, nous poursuivons notre chemin... Nous profitons de l'occasion pour vous remercier de suivre nos pérégrinations. Merci pour vos emails d'encouragements. Nous aimerions également annoncer une grande nouveauté: nos photos sont en vente sur notre site! Plusieurs d'entre vous nous ont complimentés sur nos photos, ils nous ont inspiré cette idée, une manière comme une autre de nous aider à poursuivre notre aventure... Un grand merci à Anne qui nous a proposé de devenir notre correctrice. Nous vous souhaitons à tous une année pleine de joies et de tendresse.
Escapade à Junagadh
(…) Nous décidons d'une petite escapade en bus qui sera l'occasion de découvrir ce haut lieu de pèlerinage hindou. (…) Nous préférons de loin voir les animaux en liberté mais le guide spécifiait que ce zoo valait la peine (…) Nous vagabondons dans l'enceinte du vieux fort où l'on trouve quelques vestiges des siècles passés. (…) Nous pénétrons dans la mosquée Jama Masjid qui se dresse face au mont Girnar. (…) Plus tard, nous errons dans les rues commerçantes et animées. (…) Nous allons jeter un coup d'œil au Mahabat Maqbada, un bel exemple d'architecture indo-islamique. (…) Au troisième jour, nous nous levons à 5h30 pour prendre un rickshaw et rejoindre le pied de la
colline sacrée. 10 000 marches à monter... et à redescendre ensuite! Oui parce que l'on s'imagine toujours que la montée est plus difficile mais la descente nous a paru bien plus pénible encore! Nous ne saurions vous dépeindre précisément le flux d'émotions qui nous a traversé tout au long de ces cinq ou six heures de marche. Ce n'est pas la dimension spirituelle des lieux qui a provoqué tant de bouleversements dans nos esprits, mais plutôt l'attitude des nombreux pèlerins. (…) Nous atteignions enfin la première plateforme, où se trouvent la majorité des temples. (…) Du haut du mont Girnar, presque sereinement, nous admirons les temples et la vue sur la plaine. (…) Lire plus...
Diu 2ème partie: petites habitudes, bon voisinage et des souris dans la Roulotte!
(...) Arrivés au Palms, nous entendons du bruit sur la terrasse, nos amis sont tous réunis autour d'un verre, Anne, Eric, Oded et Alanna. Nous allons les rejoindre un moment avant de nous écrouler de fatigue dans notre Roulotte. À peine couchés, nous entendons du bruit dans un placard. Mince, nous avions presque oublié cette histoire de souris! (…) Nous poursuivons notre vie paisible sur l'île de Diu. Nous nous y sentons bien et c'est agréable d'avoir une vie sociale. Nous partageons beaucoup de moments avec la famille Bentolila qui nous
inspire l'envie d'un voyage en famille. (…) Eux semblent inspirés par notre manière de voyager, avec un véhicule aménagé. (…) Nous allons parfois diner avec Oded et Alanna. Et puis nous sommes parfois tous réunis. Une fois, nous nous sommes tous retrouvés à l'église Saint Paul de Diu qui fêtait ses 400 ans. (…) Un autre jour, nous sommes tous partis en scooter pour manger
des pizzas dans un resto qui se vente d'avoir les meilleures pizzas de Diu. Oui, sauf que ce jour-là il n'en faisait pas! (...) Ce jour là, Gaspard, Felix et Malo avaient fabriqué des colliers avec des ficelles et, en guise de pendentifs, de jolies petits coquillages polis. Nous en avions tous reçus un en cadeau et nous le portions tous fièrement autour du cou. Si bien qu'on aurait cru
appartenir à un clan! (…) Sur le chemin du retour, peu avant d'arriver sur la plage de Nagoa, nous sommes tombés nez-à-nez avec toute une famille de daims, grands et majestueux. Il y en avait une quinzaine, ils broutaient paisiblement sur une étroite bande d'herbe, au bord de la mer, dans la pénombre des palmiers éclairés par la lune. Le spectacle était si étonnant que nous en avions presque oublié le froid qui nous étreignait. Les nuits se font de plus en plus fraiches mais les journées restent ensoleillées. (…) Lire plus...
Ashram Hanumân
C'est Claude qui nous en avait parlé. Bien évidemment le bout de papier sur lequel étaient inscrites toutes les précieuses informations pour s'y rendre est perdu. (...) Nous roulons sur un champ d'épines, et déjà plusieurs torches se dirigent dans notre direction, nous sommes repérés! (...) Entre temps, Claude nous rappelle, nous donnant les pièces manquantes du puzzle. (…) Malgré la nuit, nous décidons de retourner sur nos pas pour trouver cet ashram. Il est environ 19h lorsque nous pénétrons pour la première fois dans l'enceinte du ashram Hanumân, par une petite porte en bois elle-même découpée dans une grande porte. Il n'y a aucun bruit, nous avançons tout doucement pour découvrir une pièce où quelques personnes sont en pleine méditation. Seule la lueur d'une bougie accompagne leur silence. Nous patientons. (…) Au matin, nous découvrons le ashram au grand jour.(...) Mataji veut dire “mère” en hindi, c'est ainsi que tout le monde l'appelle (…) Elle porte bien ce nom puisqu'elle agit effectivement comme une mère attentionnée. Elle nourrit, elle éduque, elle soigne et elle donne même du travail rémunéré à ceux qui en ont besoin. (…) Au fil des jours, elle se rend disponible pour nous renseigner sur les bases de la philosophie indienne et nous raconter quelques brides de son parcours. Elle est arrivée en Inde il y a environ 38 ans et cela fait 35 ans qu'elle a fondé cet ashram. Au début, elle vivait dans une petite cahute, au milieu des villageois avec lesquels elle a choisi de partager peines et souffrances. (...) Elle a été témoin de l’évolution de la société indienne à travers ce petit village qu'elle n'a plus quitté. (...)
Le coeur du ashram se situe près de l'entrée principale, sur une grande esplanade faite de terre et de bouses séchées. C'est là que Mataji s’assoit pour enseigner la philosophie hindoue, pour discuter avec les villageois afin de résoudre les problèmes, ou encore pour consulter les blessés et les malades. (…) C'est un endroit extrêmement agréable et paisible. (...) Depuis dix ans elle rentre en France chaque année. (…) Dans l'une de nos nombreuses mais brèves conversations, elle a laissé entendre que la réputation grandissante du ashram l'avait conduite à s'exiler régulièrement, pour trouver la quiétude. (…) Au-delà des apparences, Mataji n'a rien d'une soixante-huitarde illuminée, elle a la tête bien sur les épaules. Elle tient un discours sur le monde qui est cohérent et humaniste. Elle ne considère pas l’hindouisme comme une religion mais comme une philosophie de vie, une vie qui se veut avant tout spirituel et non matériel. (...)
Nous sommes avertis du début de l'arti (équivalent de la messe) par le son des cloches et des timbales qui résonnent jusqu'au fond du jardin où nous sommes installés. L'endroit a un coté mystique qui s'accentue à cette heure crépusculaire. Nous nous avançons pour rejoindre les sâdhus. (…) La lumière se tamise tout naturellement, le soleil se couche. Nous entendons les oiseaux, percevons le mouvement des feuillages et nous nous laissons envahir par cette sensation d'harmonie avec la nature. Le rythme s’accélère, le son des instruments est de plus en plus fort. Le feu éternel est alors déposé sur un petit poêle qui est déplacé, autour du temple puis dans les jardins, autour des différents petits sanctuaires aménagés. Dans la pénombre, nous pouvons suivre du regard la trace de fumée qui se glisse dans la nuit, conférant aux lieux toute son atmosphère magique. (...) Les chants s’élèvent, nous nous laissons porter par ces voies, sublimes et harmonieuses. (…) Ils sont suivis des Aum (ou Om) qui est le mantra universel par excellence. Plus qu'un son, c'est une vibration. (…) L'arti se termine par un temps de méditation. Le silence est bien évidement de rigueur mais il n'a pas été évident pour les novices que nous sommes de faire abstraction des bruits extérieurs, si nombreux. (…) Lire plus...
Dans les venelles animées de Dwarka
Pour rejoindre Dwarka, nous passons par Porbandar, ville natale de Ghandi. (…) Nous faisons donc une brève pause, près d'une étendue d'eau où se reflètent des bâtisses, notre manière à nous de rendre hommage à ce personnage étonnant qui a voué sa vie à la non-violence, en luttant pacifiquement pour l'indépendance de l'Inde. (…) Nous arrivons à Dwarka dans l'après-midi et sommes immédiatement séduits par ce haut lieu de
pèlerinage hindou. Le temple Dwarkanath est au coeur de cette bourgade qui s'apparente à un village. Les venelles qui l'entourent sont remplies de petites boutiques. (…) Chaque jour est sujet à diverses processions, mariages et autres occasions, qui donnent lieu à des danses, des chants, des costumes magnifiques, des couronnes de fleurs, des encens parfumés, des saupoudrages colorés. (…) Lire plus...
“Dwarka haut lieu de pèlerinage hindou.”
Quatre jours sur les routes pour rejoindre Pushkar
(…) Les paysages changent, nous voyons apparaître des collines, des étendues plus vertes et moins sèches. Un panneau nous indique bientôt que nous entrons au Rajasthan. (…) Les dangers sont partout! Les gens doublent n'importe quand et n'importe comment. En plein virage, avant une intersection, à droite, à gauche, en même temps que d'autres usagers. Rien ne les arrête, ils foncent même si quelqu'un arrive en face, c'est aberrant. (…) D'abord il y a les usagers, majoritairement des camions et des deux ou trois roues, pas mal de bus et quelques voitures particulières (…) des tracteurs ou des charrettes tirées pas des boeufs ou des dromadaires (…) des hommes à vélo et surtout des femmes à pied, marchant avec leurs gros fardeaux sur la tête. (…) Sur les routes indiennes, il faut également composer avec la gente animale. Vaches, buffles, chèvres, moutons, cochons, chiens et dromadaires (dans le Nord-Ouest), peuvent surgirent à tout bout de champs! Le plus surprenant
“Le plus surprenant reste
les vaches, à croire qu'elles
se sentent invincibles.”
reste les vaches, à croire qu'elles sont parfaitement conscientes de leur statut sacrée et qu'elles se sentent invincibles. Elles avancent nonchalamment, elles se dandinent en plein milieu de la chaussée sans aucune réaction aux vacarmes des klaxons et des crissements de pneus qu'elles provoquent. (…) Autre curiosité du réseau routier indien, les autoroutes sont parfois entrecoupées de ronds-points et elles traversent régulièrement des villages. Ou peut-être que se sont les villages qui se sont construits autour, qui sait? (…) Certaines routes sont couvertes de nids de poule. (…) Quand ce ne sont pas les nids de poules, les soubresauts peuvent provenir des dos d’âne, ça aussi ils aiment bien les indiens! Leur spécialité est le triple dos d’âne pour une sensation trois fois plus forte! Ah ça, la Roulotte est mise à rude épreuve! En quatre jours sur les routes, nous avons vu une bonne vingtaine de chiens écrasés, une quinzaine d'accidents, une quarantaine de dromadaires, plusieurs dizaines de chèvres et de moutons et bien entendu des centaines de vaches et des milliers d'indiens! (…) Dans chaque pays nous avons eu notre lot de petits tracas mais en Inde, c'est à chaque jour sa peine! (…) Lire plus...
Noël et jour de l'an à Pushkar
(…) Nous prenons un chemin de terre qui traverse des champs et arrivons dans cette ferme qui nous apparaît comme un petit coin de paradis(...) Nous sommes installés dans ce qui s'apparente à une étable, faite de bois, de feuillages séchés et de bâches en plastique. (…) Nous avons parfois l'impression de remonter le temps, un côté simple et rustique qui n'est pas pour nous déplaire. (...) Nous avons convenu avec Anne et Eric de dîner ensemble pour le réveillon. (…) Pushkar étant un lieu sacré hindou, on y trouve ni alcool, ni viande, ni oeufs. Du coup, nous avons réveillonné avec du riz et des légumes, le tout arrosé de thé aux épices pour nous réchauffer. (…) Lire plus...