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Des vacances au Sinai! |
| Oui, nous savons bien ce que certains pensent... ce ne sont pas des vacances puisque ça fait déjà des mois que nous voyageons, et blablabla. Mais pour nous, quitter le camp où nous travaillions et la roulotte ressemble beaucoup à un départ en vacances! Nous n'avions pas utilisé les sacs à dos depuis longtemps. Et puis nous allons dormir à l'hôtel! Nous voilà à nouveau backpackers! Nous prévoyons de rester 15 jours au bord de la mer. Après avoir feuilleté le Lonely (guide) et discuté avec Jon et Brenda (qui connaissent le coin), nous élisons Dahab. Laurent est tout excité à l'idée de prendre des cours de plongée. Nous avons également prévu de retrouver Florian qui est en Israël mais sera à Dahab dans quelques jours.
Le Sinaï est la péninsule qui sépare l'Afrique et l'Asie. Il est délimité à l'ouest par le canal de Suez et à l'est par la mer rouge. Il correspond à l'extension du désert d'Arabie.
C'est une région un peu à part en raison de sa situation géopolitique car la frontière orientale s’étend le long de la bande de Gaza (Palestine) et d’Israël. Occupée par Israël de 1967 à 1982, la région est placée sous un régime de sécurité spécial qui réduit la liberté d’action militaire de l’Égypte (traité de paix de 1979 ). Représentant une importance stratégique tant aux yeux de l’Égypte que d’Israël, le Sinaï se trouve affecté par l’évolution du conflit israélo-palestinien. Depuis 2004, il y a eu plusieurs attentats faisant des dizaines de morts (des bombes dans des bus ou des hôtels, la cible étant généralement les touristes). Cette zone rugueuse est habitée par des bédouins. Originairement nomades (comme en Jordanie), ils sont aujourd'hui majoritairement sédentaires. |
Ambiance hippie de Dahab |
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Dahab est réputée pour la plongée. Contrairement aux grands centres de Sharm el Sheikh et Hurghada, elle a réussi à maintenir son ambiance de petite ville hippie. Dahab, veut dire "or" en arabe, c'est sûrement en lien avec ses plages dorées. Elle est située sur la côte est de la péninsule du Sinaï, sur le Golfe d’Aqaba. Cette agréable bourgade s'organise autour d'une petite baie: d'un côté la mer, de l'autre les montagnes et le désert. Les bars, restaurants, et cafés sont |
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alignés sur la plage, offrant des espaces de repos confortables. De style Bédouin, ils sont tous équipés de canapés ou matelas avec des gros coussins colorés. Le soir, la lueur des bougies se mêlent aux éclaircies lunaires pour créer une atmosphère très chaleureuse. Comme la plupart des récifs sous-marins sont accessibles depuis la côte, c'est également un endroit idéal pour patauger avec des palmes, un masque et un tuba. On y voit des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs, c'est fascinant! De plus, les Bédouins sont un peuple fier avec un solide sens de l’hospitalité!
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| Grâce à l'un des serveurs du Yalla bar (qui deviendra vite notre QG), nous obtenons une chambre spacieuse avec un lit double, un lit simple, une armoire et une salle de bain privée, le tout pour seulement 40 livres égyptiennes la nuit (soit 5 euros environ). Notre hôtel s'appelle le Moon Valley et il sert plus ou moins d'arrière cours au Yalla dont les cuisines se trouvent à quelques mètres de notre chambre. Nous y prenons tous nos petits déj, plusieurs repas et de nombreuses |
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boissons que nous sirotons tranquillement dans ce décor animé. Au bout de quelques jours, nous connaissons tous les gens du quartier, les locaux, les étrangers installés ici et les habitués. Florian (notre ami allemand rencontré dans le désert jordanien) nous rejoint. Nous passons d'excellents moments en sa compagnie. Nous sympathisons avec quelques autres voyageurs, l'ambiance est familiale et décontractée. En dehors du Yalla, nous allons parfois diner au café Lavazza, les prix |
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| sont un peu plus élevés mais la nourriture y est très bonne. N'ayant presque rien dépensé les trois semaines précédentes, nous nous faisons un peu plaisir. La vie est très abordable pour les occidentaux que nous sommes et du coup, on se prend pour des pachas! Il y a beaucoup d'enfants qui circulent dans Dahab, essayant de vendre des bracelets qu'ils confectionnent eux-mêmes. Ce sont majoritairement des filles et elles sont dures en affaires! Elles déambulent |
| en criant «Buy one! Buy one!» Nous ne leur achetons rien mais passons plusieurs heures avec elles. A présent, nous sommes capables de toutes les nommer! Hélène apporte des jeux (trancon et Uno) et notre table est souvent envahie par ces petites vendeuses qui semblent bien contentes de faire une pause pour jouer un peu... C'est un peu étrange ce contraste entre les touristes occidentaux, à tendance ethnocentrique, et les locaux, qui s'évertuent à maintenir leurs traditions tout en adoptant des modes de vie, dite moderne. |
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PADI Open Water Certificate: nous sommes maintenant certifiés pour des plongées à 18m maximum! |
| La Mer Rouge est connue dans le monde entier comme une zone de plongée de première classe. Les paysages sous-marins se composent notamment de nombreux coraux abritant des merveilles, offrant une palette de couleurs et d'espèces très variées. Nous avons observé toutes sortes de poissons dont un poisson clown... vous connaissez Némo? Depuis Dahab, nous apercevons l'Arabie saoudite, à une vingtaine de kilomètres seulement, on pourrait même y aller à la nage! Remarquez, c'est pratique, pour trouver la direction de La Mecque, il suffit de se mettre face à la mer...
Saviez-vous que la mer Rouge s’est formée il y a plus de 40 millions d’années? A l'origine, son nom vient d’un type d’algue (trichodesmium erythraeum) qui créait une pellicule rouge à la surface de l’eau lors de sa floraison. Cependant, on pourrait aussi faire une corrélation avec les montagnes environnantes. Elles tournent parfois au rouge-rose, à l’aube et au crépuscule, reflétant leurs couleurs sur la mer. N'ayant pas de nappe souterraine d’eau douce et un courant limité (vers et depuis l’océan Indien), la mer Rouge connait un fort taux d’évaporation. Il en résulte un niveau de salinité élevé. De plus, l’activité volcanique sous la surface reste importante, ce qui réchauffe l'eau. De ce fait, c'est l'une des mers les plus chaudes et les plus salées de notre planète. Ces caractéristiques favorisent une vie aquatique remarquable incluant toutes sortes de poissons, crustacés, et invertébrés. |
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Notre instructeur s'appelle Houssam. Bien qu'il a beaucoup de cheveux blancs, il n'a que 31 ans (ne lui dites pas, il risquerait de se vexer, nous l'avons taquiner avec ça!) Quant à nos camarades: il y a un couple sympathique que nous retrouvons parfois au Yalla, Lee (Anglais) et Diana (Américaine d'origine coréenne), tous deux vivent au Caire. Lee est prof dans une école privée, et Diana est étudiante, elle apprend l'arabe. Il y a aussi Marianne, la jolie Danoise qui fait des études d'architecture, et Joost, le Hollandais qui bosse |
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| sur des plateformes pétrolières. Contrairement à ce que nous imaginions, ce n'est pas si simple de passer son Open Water certificate! Il y a une importante partie théorique qui inclut des connaissances dans des domaines aussi variés que la biologie, la physique, la médecine et l'environnement. Nous avons eu l'impression de retourner à l'école! Tous les jours, nous avions des devoirs. Le lendemain nous étions interrogés, afin de se préparer à l'examen final qui consiste en 50 questions à choix multiples (12 erreurs maximum, nous n'en avons fait que 3 et 4!). Afin d'être sûrs que nous comprenions bien (surtout les détails techniques), nous lisions simultanément les versions française et anglaise des livres que notre centre nous avait gentiment prêté (ce qui nous faisait |
| économiser 60 euros!). Nous faisions deux plongées par jours, souvent d'une durée d'une heure, parfois plus. Lors de ces plongées, nous devions pratiquer de nombreux exercices dont certains étaient une véritable source d'angoisse pour Hélène. Par exemple, nous devions être capable de nager sur 15 mètres sans le masque, puis le remettre et le vider. Une fois, nous devions retirer tout notre équipement puis le remettre (tout ça à quelques mètres de profondeur bien |
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| entendu). Ou encore, nous nous sommes entrainés à parer à toutes les éventualités en cas de panne d'air: utiliser la source alternative de notre binôme, être capable de remonter en une seule expiration sans aller trop vite, etc. Croyez-le, ce n'est pas si simple d'obtenir une flottabilité neutre! Il faut contrôler sa respiration en inspirant et en expirant continuellement, profondément et le plus lentement possible. Bref, ce fut intense et nous étions fiers d'avoir su relever ce challenge, surtout Hélène qui balisait un peu! Laurent, lui, était comme un poisson dans l'eau. Et puis, il pige bien tous les phénomènes physiques. Fidèles à la réputation des français, nous nous sommes plaints, nous avons essayé de convaincre les autres membres du groupe que nous devrions faire les choses de telle manière plutôt qu'une autre, etc. Mais bon, Houssam en rigolait et il ne nous en veut pas le moins du monde! D'ailleurs, Laurent a trouvé une anomalie dans le calcul de la table de plongée que personne ne lui avait jamais fait remarquer, en 11 ans d'expérience! Ils trouvent que les français sont très précis et reconnaît volontier qu'ils ont parfois raison! Enfin voilà, merci à toute l'équipe avec qui nous avons partager ces quatre jours inoubliables... |
Randonnée nocturne: l'ascension du Mont Sinaï |

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Laurent ne voulait pas faire de visites, simplement profiter de l'ambiance paisible de Dahab et explorer le monde mystérieux des fonds marins. Hélène avait émis une seule condition: elle voulait gravir le mont Sinaï, point culminant de l'Égypte et lieu hautement symbolique puisque c'est là que Moise aurait reçu les dix commandements de Dieu. Il y a deux manières de vivre cette excursion, de jour ou... de nuit! Nous avons opté pour la deuxième option. C'était moins cher mais surtout, d'autres voyageurs nous l'avaient conseillée car cela permet d'admirer le levé du soleil... Quelle idée! Nous avions rendez-vous à 23h et nous n'étions plus très motivés avant de s'y rendre (c'est qu'on dort déjà à cette heure-ci d'habitude!). Nous étions dix: un couple australien, un couple anglo-ukrainien, un couple franco-tunisien, un américain de Hawaï et une anglaise d'origine malaisienne (tous deux avaient 60 ans!). Le trajet en bus a duré presque deux heures et il a fallu passer plusieurs checkpoints (c'est fou ce qu'elle est contrôlée cette zone, on se demande bien pourquoi!). Notre chauffeur nous a ensuite confié à un guide, un jeune Bédouin de 19 ans prénommé Abdoul, très souriant mais qui malheureusement ne parlait pas anglais (et donc ne nous a rien expliqué du tout!). Loin d'être les seuls fous à explorer cette montagne dans le noir, il y avait des centaines d'autres personnes! Chaque groupe avait un nom afin de se retrouver facilement (bah oui parce que de nuit, ça complique pas mal!). Nous avions emmené nos torches frontales mais nous ne nous en sommes pratiquement pas servis. La lune était presque pleine, elle guidait nos pas. En plus de tous ces randonneurs nocturnes venus des quatre coins de monde, il y avait plusieurs dizaines de dromadaires prêts à récupérer les plus faibles (moyennant un peu d'argent bien sûr!). Dans notre groupe, la femme de 60 ans avait quelques difficultés, il faut dire que la pente était très raide et nous étions tous essoufflés. Du coup, il y en avait toujours un derrière elle qui insistait «Camel? Taxi? 100 pounds.» Ce qui lui mettait une pression supplémentaire, la pauvre... elle culpabilisait déjà un peu de nous ralentir. Mais elle n'a pas craqué, sa force d'esprit l'a accompagnée jusqu'au sommet! Il nous a fallu environ trois heures et demi pour l'atteindre. Sur le chemin, plusieurs cahutes en bois avaient été installées pour se reposer. Les bédouins y vendaient toutes sortes de boissons et encas, à des prix exorbitants bien entendu (business is business!). En haut, vous pouvez louer une couverture pour 20 livres égyptiennes (deux couvertures équivalaient donc à une nuit d'hôtel pour nous!) Nous avions prévu des duvets, que l'hôtel, avec lequel nous avions réservé, nous a gentiment prêté (merci Seven Heaven!). En haut, nous nous sommes assis et avons patienté dans le froid. Puis la lumière fut. Le soleil s'est levé tout doucement, dessinant une ligne d'horizon teintée de rose-orangé. Il y avait des touristes mais aussi des pèlerins. Nous sommes restés un long moment à écouter les prières d'un groupe de brésiliens qui semblaient être venus demander un miracle. Ils étaient en larme, presque en transe. La descente fut plus rapide. Épuisés, nous nous sommes tous allongés sur les rochers face au monastère que Laurent est allé visiter rapidement. Hélène a fait un tour à l'intérieur mais n'avait pas le courage de faire la queue pour voir l'église. Sainte-Catherine est l'un des plus anciens monastères au monde. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité, il compte une vingtaine de moines orthodoxes, majoritairement grecques. Le monastère abrite également l'une des plus anciennes bibliothèques bibliques. Situé au pied du mont Sinaï, il fut construit sur ordre de l'empereur Justinien entre 527 et 565, au-dessus du fameux «buisson ardent», mentionné dans la Bible (livre de l'Exode, chapitre 3). |
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Nuweiba: décor paradisiaque gâché par l'amoncellement de déchets |
Notre visa expire demain. Finalement, nous décidons de rester quelques jours supplémentaires afin de nous rendre au Caire voir les fameuses pyramides... Ayant des amis dans la capitale, nous décidons de les contacter. Si ils peuvent nous accueillir, nous y allons, sinon, nous repartons en Jordanie... La police nous informe que nous devons retourner au poste frontalier par lequel nous sommes entrés afin d'obtenir un visa. Le Sinaï ayant un statut spécial, c'est un visa différent. Nous partons donc pour le port de Nuweiba. Quelques explications auprès des autorités et nous voilà installés dans l'un des bureaux de l'immigration, attendant le tampon qui nous permettra de circuler en Égypte...
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| Nous nous installons au Soft Beach Camp, seul hôtel qui ne donne pas l'impression d'être abandonné! Le cadre est extrêmement agréable et pourtant c'est vide... Pour 8 euros la nuit (petits-déjeuners compris), nous dormons dans une hutte sur une plage de sable fin. Nous sortons nos palmes et nos tubas mais le fond marin est moins intéressant qu'à Dahab. Il paraît que l'on peut voir des tortues de mer mais nous n'avons pas eu cette chance. Nous décidons alors de longer la mer pour |
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aller plus loin, un endroit qui nous a été recommandé car il y a un récif de corail, mais nous découvrirons une triste réalité... des déchets! Seule la plage de l'hôtel où nous logeons est nettoyée tous les jours, le reste est déplorant. C'est dommage... No comment. Du coup nous ne nous attardons pas et retournons sur la plage privée du Soft Beach... Le lendemain, nous allons nous poster sur le bord de l'autoroute vers 9h afin d'attraper le bus qui nous emmènera au Caire, où nous sommes attendus... |
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Le Caire: moments inoubliables en compagnie de Rabaa et Michel |
| Notre visite au Caire n'aurait pas eu le même charme sans nos hôtes, Rabaa et Michel. Nous tenons à les remercier pour leur hospitalité, leur incroyable générosité, sans oublier leur joie de vivre! Nous avons été accueillis comme des princes! Michel est français mais ça fait 25 ans qu'il fréquente cette ville étonnante. Son épouse, Rabaa, est une authentique Cairote. Elle est née dans le quartier où ils vivent aujourd'hui, à Héliopolis. Le Caire est une métropole |
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démesurément étendue avec de nombreuses divisions. Originaire de Pau, Michel aime ses Pyrénées natales! Comme tout bon français qui se respecte, il a des réserves de produits bien de chez nous, du genre fromages et saucissons... Ce ne fut pas pour nous déplaire! Quant à Rabaa, aucun doute, elle est égyptienne mais... elle a également ce petit "je ne sais quoi" qui pourrait bien être français!
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Ils nous ont fait découvrir les saveurs locales et nous avons profiter du calme de leur spacieux appartement. Un petit refuge d'autant plus appréciable que le Caire est une vraie fourmilière... ce qui peut paraître étouffant lorsque l'on ne connait pas. Nous n'avons pas réussi à nous adapter au trafic. Laurent était bien content de ne pas conduire la Roulotte. Quant à Hélène, elle n'a même pas osé traverser la rue pour se rendre à la librairie juste en face! Michel |
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| nous a rassurés... il a avoué prendre le taxi pour aller chez son coiffeur situé à deux minutes à pied, tout ça pour ne pas franchir cette effrayante quatre voies... |
| enfin, six avec les deux voies de tramway, voir huit si l'on considère que les égyptiens sont parfaitement capables de créer trois files sur une deux voies!
Rabaa et Michel bossent tous deux sur le projet de la ligne 3 du métro. C'est comme ça que nous les connaissons car la maman de Hélène a travaillé avec eux plusieurs années. Nous voulions essayer de prendre le métro mais finalement nous n'en avons pas eu l'occasion. Il faut dire que nos hôtes mettaient toujours une voiture à notre disposition! A travers eux, nous avons rencontré du monde et passé de très bonnes soirées cairotes. |
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Le musée du Caire avec Florian |
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Notre ami Florian a débarqué au Caire pour une nuit, nous étions heureux de le retrouver. Nous avions rendez-vous vers 10h à son hôtel bon marché. Ce qui nous a permis de réaliser la chance que nous avions d'être logés chez nos amis! C'est avec lui que nous avons exploré les monticules d'antiquités égyptiennes entassées dans le musée du Caire. Il paraît que c’est l’un des plus grands musées du monde. Il a été construit sur les plans de l'architecte français Marcel Dourgnon et |
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| inauguré en 1902. Sa façade rougeâtre est facilement repérable depuis la place Tahir où Rabaa nous a déposé avant d'aller au boulot. C'est une collection impressionnante mais quel dommage que rien ne soit vraiment mis en valeur... à part peut-être la section dédiée au fameux Toutankhamon qui est incontestablement le trésor des lieux. Il paraît que la construction d'un nouveau musée est en cours, près des pyramides de Gizeh. Espérons qu'ils prendront soin d'ajouter une signalétique, afin que les visiteurs sachent ce qu'ils sont en train d'admirer. En tout cas, nous n'avions jamais vu autant de gens dans un musée! Nous avons piétiné dans cette foule mouvante et polyglotte deux bonnes heures. N'ayant pas pris de guide, nous écoutions parfois des brides d'explications ici et là, en français ou en anglais. Sinon nous nous contentions des quelques commentaires inclus dans notre Lonely Planet. Nous n'avons pas payé les 100 livres supplémentaires pour accéder à la salle des momies royales du premier étage. Cette pièce regroupe 27 pharaons dont Ramsès II et Thoutmôsis III. Nous avons vu d'autres momies...
Après la visite, nous sommes allés grignoter dans un fast-food local. Puis nous avons accompagné Florian pour qu'il récupère ses bagages et saute dans un bus en direction de l'aéroport. Il s'envole pour Athènes, cette fois-ci nous ne le recroiserons plus, ou du moins pas de si tôt... petit pincement au cœur, comme toujours lorsque nous quittons un compagnon de voyage... Bye bye Florian. |
Merveilles antiques: les célèbres pyramides |
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| De tous les vestiges monumentaux que nous ont légués les anciens de ce monde, les pyramides d'Égypte semblent occuper une place particulière. Dès notre arrivée au Caire, Rabaa et Michel nous invitent à diner au pied des pyramides! Confortablement installés à la terrasse d'un bon restaurant, nous profitions d'une vue splendide sur le spectacle sons et lumières. Nos premières observations sont donc nocturnes et plutôt distantes. Elles s'illuminent à tour de rôle, en rouge, en bleu, en vert ou encore en jaune, tout en suivant le rythme d'une mise en scène qui raconte l'histoire de ces merveilles (dans plusieurs langues!). Devant les trois grandes pyramides se dresse également le plus célèbre des Sphinx. Pour info, dans la mythologie égyptienne, le mot sphinx désigne un être hybride qui symbolise l'union du dieu solaire Rê (corps de lion) et du pharaon (ici tête humaine, parfois tête de faucon ou de bélier). Les Arabes le surnomment "Abou al-Hôl", autrement dit le "père de la terreur". Cette sculpture |
monumentale fait 73 m de long, 20 m de haut et 14 m de large. Le corps et la tête sont taillés dans un seul et même promontoire naturel, imaginez un peu la taille du caillou! Les égyptologues situent sa construction autour de -2500, ce qui correspond au règne du pharaon Khéphren, fils de Khéops, dont le Sphinx serait le portrait. Plus récemment certains avancent l'hypothèse que ce visage représenterait Khéops lui-même (Khéphren l'aurait fait édifier en hommage à son père?) Un autre mystère de l'Égypte antique...
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Depuis le resto, nous ne nous rendions pas bien compte de la taille colossale de ces trois grandes pyramides. Celle de Khéops fait plus de 146 m de hauteur. Bon d'accord, la tour Eiffel en fait 325 en comptant son antenne, mais ne comparons pas ce qui est incomparable! La pyramide de Kheops fait tout de même partie des sept merveilles du monde antique, ce n'est pas rien! Nous avions hâte d'aller les voir d'un peu plus près ces énigmatiques formes pyramidales, aujourd'hui noyées dans une urbanisation |
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| incontrôlée... Le truc c'est que nous en avions tellement entendu parler que nous nous en étions fait toute une montagne. Conséquemment, nous étions un peu déçus... Disons que nous les avons trouvées moins impressionnantes que ce que nous imaginions (comme quoi les images sont trompeuses). En revanche, elles restent très emblématiques à nos yeux... et nous sommes bien contents de les avoir enfin contemplées de visu! Il est difficile de se représenter la civilisation qui |
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les a érigées... À l'origine, elles étaient destinées au roi mais l'idée d'une sépulture pyramidale fut rapidement reprise par les proches du souverain. C'est Kheops qui aurait le premier autorisé ses femmes à se faire élever un tel tombeau. Ces formes pyramidales de pierre peuvent accueillir une ou plusieurs chambres internes reliées par des couloirs. Après avoir parcouru le site de Gizeh à bord d'une calèche, nous reprenons la route pour rejoindre Saqqarah.
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| Saqqarah était une vaste nécropole de l'Égypte antique. Dès les premières dynasties les rois y firent bâtir leur "mastaba". Mastaba est le nom donné à l'édifice funéraire égyptien servant de sépulture aux pharaons des deux premières dynasties. De l'extérieur, un mastaba est une construction rectangulaire aux murs légèrement inclinés vers l'intérieur, comme la base d'une pyramide. Avec les débuts de la IIIe dynastie (vers -2700 à -2600), ils sont devenus des |
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"pyramides à degrés". Constituées de plusieurs étages successifs, ces pyramides à degrés ressemblent à des escaliers gigantesques s'élevant vers le ciel. Cette configuration symboliserait l'ascension du défunt du "monde souterrain" vers les "Cieux". La toute première pyramide à degrés est celle de Djéser, à Saqqarah. Elle fut conçue par l'architecte Imhotep. Les architectes de la IVe dynastie ont ensuite perfectionné leurs techniques pour aboutir à ce que les spécialistes appellent des "pyramides à faces lisses", comme celles de Gizeh.
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A Saqqarah, il est possible de pénétrer dans plusieurs mastabas. Nous avions pris un guide pour l'une d'entre elles. Il nous a interprété les hiéroglyphes et différents dessins qui ornent les parois de pierre et décrivent la vie quotidienne de l'Égypte antique. Il nous a également montré d'autres recherches en cours, dont une menée par l'équipe du Louvre de Paris. Les Européens et les Égyptiens continuent de fouiller le sol de Saqqarah et y découvrent encore de nombreux |
| tombeaux... Nous avons beaucoup apprécié ce site. Le cadre est très agréable, en retrait du |
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| brouhaha et auprès d'un oasis. Le musée d'Imhotep expose une collection modeste mais intéressante. Il a le mérite de fournir nombres de renseignements, en arabe, en anglais et même en français!. Nous en avons finalement plus appris ici qu'au musée du Caire... |
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La citadelle de Saladin: mosquées, musées et vue panoramique |
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La citadelle est une imposante forteresse construite par Saladin, le fondateur de la dynastie Ayyoubide (XIIème siècle). Nous avons parcouru ce complexe en s'arrêtant ici et là pour contempler les édifices et jeter un coup d'œil aux différents musées (de la police, militaire, etc.) Dressée sur l’unique hauteur de la ville, ses remparts dominent la capitale. Nous avons donc profité de la vue panoramique sur le Caire et sur la cité des morts. Nous n'avons malheureusement pas eut le temps d'aller arpenter cette dernière qui n'est autre qu'un cimetière devenu un vaste quartier. Il s'agirait de l'un des plus anciens cimetières musulmans au monde. Avec la pression démographique, les plus démunis (souvent les nouveaux arrivants venus des campagnes) s'y sont installés. Ainsi, de modestes habitations se sont progressivement glissées entre ces tombes anciennes. Cette cohabitation insolite dessine un étrange paysage, des dômes et des mausolées se dressent majestueusement au milieu de cette ville chaotique. Bien qu'illégale, cette occupation des cimetières semble largement tolérée par les autorités. Certains vivent dans des immeubles construits entre les tombeaux mais d'autres sont carrément installés dans des caveaux. Nous avons lu plusieurs articles sur le sujet. Il semblerait que le gouvernement soit décidé à réaménager certaines zones en transférant des tombes, risquant de dégrader davantage les conditions de ceux qui peuplent cette cité des morts... affaire à suivre...
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Au pied de la citadelle, nous admirons la mosquée du sultan Hassan, datant de l'époque mamelouk du XIVe siècle. Mais les coupoles et les minarets qui habillent la silhouette de cette forteresse sont ceux de la mosquée Mohamed Ali. Largement inspiré de l'architecture traditionnelle ottomane, cet édifice doit sa construction au vice-roi Mohamed Ali Pacha. Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas du boxeur américain mais d'un personnage du XIXème siècle qui est souvent |
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| considéré comme le père de l'Égypte moderne. D'innombrables peintures et dorures ornent les plafonds. Parmi les curiosités des lieux se trouve une grande horloge en cuivre. Elle fut offerte par le roi Louis-Philippe Ier en 1845, afin de remercier les autorités égyptiennes de lui avoir cédé l'obélisque de Louxor. Ça vous dit quelque chose? Vous savez, celui qui trône sur la place de la Concorde à Paris! |
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Itinéraire biblique: promenade au quartier copte |
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Nous partons explorer le quartier copte. Comme souvent, nous nous incrustons discrètement dans un groupe de touristes afin d'entendre ce que le guide raconte. Ce jour là, il y avait beaucoup de français! C'est donc dans notre langue maternelle que nous écoutons attentivement cette histoire, que nous ne connaissions pas vraiment pour tout vous avouer! Le copte est la langue liturgique des chrétiens d'Égypte. Par extension, c'est comme ça qu'on |
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| appelle ces derniers. La chrétienté est installée en Égypte depuis ses débuts. Effectivement, c'est sur les bords du Nil que la Sainte Famille serait venue s'exiler jusqu'à la mort d'Hérode. Selon la tradition, on construisit des églises là ou elle s'arrêta. L'église de Saint-Serge (que nous avons visitée) serait l'une d'entre elles. L'Eglise Copte fut fondée par Saint Marc, l'évangéliste. Elle se considère donc comme une église apostolique. On raconte que Marc fut le premier envoyé en Égypte pour prêcher l'Évangile et établir des églises, en commençant à Alexandrie (où réside encore aujourd'hui le patriarche copte). Puis, l'ère islamique imposa certains changements dans la vie des coptes, alors devenus sujets à toutes sortes de difficultés. Au fil des siècles, beaucoup émigrèrent. Il reste malgré tout une importante communauté copte dans l'Égypte d'aujourd'hui.
Le quartier copte est aussi le plus ancien de la ville. Nous nous arrêtons également à l’église Sainte-Barbara, du nom d'une jeune fille martyrisée pour avoir essayé de convertir son père au christianisme. Assis sagement derrière des enfants d'une dizaine d'années à peine, sur des bancs en bois comme on en trouve dans nos églises, nous écoutons les renseignements que la maitresse dicte, en français, aux petits égyptiens (scolarisés dans une école française). Elle explique le symbolisme de la croix copte qui se compose de quatre branches représentant les évangiles. Le bout de chaque branche se divise en trois pointes correspondant à la trinité, "le Père, le Fils et le Saint Esprit". Tandis que les matheux vous confirmerons que quatre multiplié par trois donne douze, vous l'aurez devinez, il s'agit des apôtres bien sur... ou "les amis de Jésus" pour reprendre l'expression utilisée par cette gentille maitresse qui choisissait ses mots pour se mettre à la portée de son jeune auditoire... En sortant, nous sommes allés discuter avec elle, elle est française et enseignait à Bagdad auparavant. Depuis la guerre d'Irak, elle est venue s'installer en Égypte. Puis, nos chemins se séparent, au revoir et merci pour la visite guidée! |
| Le troisième monument que nous prenons le temps d'explorer est la synagogue Ben Ezra, la plus ancienne d’Égypte. Elle est unique par son architecture chrétienne, ses arabesques islamiques, ses ornements juifs et son histoire mouvementée! La légende (et la guide francophone que nous avions suivi) raconte que c’est à cet endroit que la fille du pharaon aurait recueilli Moïse dans son panier. Sous le règne du roi babylonien Nabuchodonosor, les juifs guidés par Jérémie, trouvèrent les traces de Moïse et élevèrent une synagogue au nom de Jérémiah. À l’intérieur de ce temple fut édifiée une place spéciale appelée Guenizah où fut enterrée la Torah |
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| inachevée attribuée à Ezra Sopher. De plus, la synagogue se trouve à côté de l’Église Saint Serge qui renferme la crypte dans laquelle se seraient réfugiés la vierge Marie, Joseph et l'enfant Jésus... quand Hérode, le gouverneur romain de Jérusalem ordonna l’exécution de tous les enfants de son royaume. Joseph étant Juif, il est reconnu comme étant "logique" qu'il soit allé demander asile à ses coreligionnaires. Logique ou pas, ce fait constitue pour certains une preuve irréfutable de l’existence d’un quartier juif autour du vieux Caire, il y a deux mille ans... En 30 avant J.C., les envahisseurs romains détruisirent la synagogue du prophète Jérémie. Puis, en l’an 641, les arabes vainquirent les romains à Babylone. Les coptes réclamèrent alors le terrain sur lequel avait été édifiée l’ancienne synagogue de Jérémiah, justifiant leur requête par le fait que Jérémie, cité dans le Nouveau Testament, est l’un de leurs prophètes. Comme les coptes étaient plus nombreux que les juifs, ils réussirent à convaincre le souverain. Le terrain leur fut alloué et ils y bâtirent une église qui, un peu plus tard, fut détruite par un calife Fatimide. L'histoire ne s'arrête pas là. En l’an 1115, un grand rabbin vint de Jérusalem en Égypte et revendiqua le droit de possession de ce lopin de terre tant convoité par les croyants. Il s'adressa au patriarche et il fut convenu que la synagogue serait restituée aux juifs tant que le tribut exigé par les arabes serait versé (bah oui parce que les coptes avaient du mal à assurer les fonds!) . Ben Ezra (le rabbin) rebâtit la synagogue qui porte encore son nom.
Nous poursuivons notre marche vers d'autres églises, chapelles et monastères dont nous ne retenons pas les noms. Avec toutes ces leçons d'histoire, plus assez de temps pour se rendre à l'église suspendue. Tant pis! Nous rentrons à Héliopolis. |
Nous quittons le Caire: dernière soirée au quartier musulman |
Rabaa et Michel insistent pour que nous prolongions notre séjour et ce n'est pas sans mal que nous refusons... mais nous avons quelques obligations qui nous attendent en Jordanie... Effectivement, nous avions prévu de repasser à Al Jalilah (camp dans le désert jordanien où nous avons laissé notre Roulotte) pour travailler encore un peu avant l'arrivée de nos premiers visiteurs, les parents de Laurent. Au départ nous n'avions pas prévu de venir au Caire, ce qui fait qu'on est déjà en retard de quelques jours... Il y a encore plein de choses à voir en Égypte mais comme dit Laurent, faut bien qu'on en garde un peu pour plus tard... l'Égypte est une destination bon marché depuis la France et puis, qui sait, peut-être y repasserons-nous si nous entreprenons la traversée du continent africain...
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Pour notre dernière soirée, nos amis nous emmènent au quartier musulman de Khan Al-Khalili, plus communément appelé (du moins par les francophones), le souk. Nous cherchons une djellaba pour Florence, la sœur de Laurent. De plus, Michel nous a commandé des portes clefs en argent avec nos prénoms gravés en hiéroglyphes d'un côté et en français de l'autre. Il a également offert une djellaba à Laurent, le Coran dans une jolie reliure, rédigé en arabe et en anglais pour |
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| Hélène. Rabaa nous a également donné des livres et acheté des châles. Bref, nous sommes couverts de cadeaux, et les sacs à dos sont bien plus lourds qu'à l'arrivée! C'est là qu'on se rend compte qu'elle est bien pratique notre Roulotte! Pour clore ce merveilleux séjour au Caire, ils nous invitent dans un resto traditionnel où nous dégustons des pigeons farcis. Nous sommes tristes de partir. Le lendemain matin, Michel nous dépose à la station vers 6h pour que nous attrapions le bus pour |
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| Nuweiba d'où nous prendrons le bateau qui nous ramènera à Aqaba, en Jordanie. Au revoir Rabaa, au revoir Michel... et encore MERCI POUR TOUT! |
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Superficie: 1 001 450 km²
Population: 78 866 635
Population urbaine: 43%
Capitale: Le Caire
Frontières terrestres: 2 665 km
Littoral: 2 450 km
Point culminant: St Catherine, 2 629m
Pays frontaliers:
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Gaza (11km)
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Israël (266km)
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Libye (1115km)
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Soudan (1273km)
Type de gouvernement: République
Constitution: 11 septembre 1971 + amendements
Fête nationale: 23 juillet
Elle commémore la fin de la monarchie. Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1952, un groupe d'«Officiers libres» renversa le roi Farouk 1er et prit le pouvoir.
Force de travail:
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Agriculture: 32%
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Industrie: 17%
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Services: 51%
Espérance de vie: 72.12 ans
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Homme: 69.56 ans
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Femme: 74.81 ans
Population au dessous du seuil de pauvreté: 20%
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| Source: CIA World Fact Book 2009 |
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Monnaie: Livre égyptienne
Distributeurs: répandus dans les lieux touristiques.
Paiement par visa/mastercard: peu répendu sauf au Caire.
Prix moyen
litre de diesel: 0,25€
bouteille eau minérale (1.5L): 0.60€
un café: 0.80€
un demi: 1€
Indicatif téléphonique: 20
Indicatif internet: .eg
Fuseau horaire: UTC+1 +1h du dernier vendredi de Avril au premier vendredi de Aout
Mobilité:
Aéroports: 72
Routes: 65 050 km
Voix ferroviaires: 5 500 km
Voix navigables: 3 500 km |
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