Languages:
  Vous pouvez maintenant acheter nos photos en ligne!
  Nos photos vous plaisent? Vous voulez nous aider à préparer notre prochaine aventure? Alors vous pouvez acheter les photos de nos albums via PayPal!
Kilomètres parcourus: 304 kms

Après le Liban, nous retrouvons Amman

Nous avons avancé notre billet de retour, impatients d'entamer la procédure pour l'envoi de la Roulotte en Inde. Irène et Alex sont absents. Ils nous avaient laissé la clef de leur nouvel appart que nous avions à peine visité alors qu'ils étaient en travaux , au beau milieu de leur déménagement. Nous n'y avons aucunes marques et c'est étrange de se retrouver ici, sans eux. Le trajet Beyrouth Amman fut on ne peut plus pénible parce que nous étions tous deux très malades. Nous passons les deux premiers jours à vaincre cette incommodante infection digestive. Au troisième jour, plus une goute d'eau dans la baraque. Le proprio nous annonce que tout le quartier est à sec depuis 10 jours. Il faudra attendre trois jours pour qu'une citerne vienne enfin nous délivrer de cette pénurie. C'est une grande maison avec une hauteur de plafond
impressionnante. Irène et Alex louent tout le rez-de-chaussé, ce qui leur donne également accès à la cours qui est indéniablement le principal atout! Ils ont investi dans une balancelle. Il y a un citronnier, deux oliviers et plein de fleurs tout autour de la maison. Située à 10 mètres de la fameuse Rainbow street, le quartier est très plaisant et calme. Si ce n'est que nous sommes à quelques mètres d'un minaret et les incantations résonnent dans tous les murs (surtout en cette période de ramadan)... Chez Irène et Alex

Nous ne pouvons pas repasser en Syrie et nos options sont somme toute assez limitées dans la région. Résumons. Nous ne pouvons aller ni en Irak (vous vous doutez pourquoi), ni en Israël (nous aurions des complications par la suite), ni en Arabie Saoudite (pour aller où ensuite?), ni en Égypte (trop cher et trop compliqué pour reprendre notre route vers l'Est). Donc, la seule sortie possible est bel et bien ce tout petit bout de côte que la Jordanie possède sur le bord de la mer Rouge. Quelques semaines plus tôt (depuis la France), nous avions effectué de nombreuses recherches concernant les possibilités de cargos depuis le port d'Aqaba, afin de sortir la Roulotte de Jordanie. Arrivés à Amman, il nous a suffit de reprendre contact avec les différentes compagnies ayant répondu à notre appel, leur demander la date du prochain départ pour Bombay et la confirmation des tarifs. Celle qui avait retenu notre attention en juillet fut celle que nous élisions au bout de quelques jours d'intenses communications et clarifications. Dès les premiers échanges, nous étions rassurés par le professionnalisme de GAC Jordan. L'avantage est qu'il s'agit d'une importante multinationale (peut-être utiliserons nous leur service à d'autres reprises) qui a de nombreuses années d'expérience et qui propose un RoRo (Roll On Roll Off), ce qui explique qu'il est les meilleurs prix car leurs concurrents utilisent majoritairement le système de containers.

     Nous vous épargnons tous les détails mais ça n'a pas été aussi simple que nous l'aurions souhaité (il fallait s'y attendre!). Pourtant, tout s'annonçait tellement bien... Au premier rendez-vous, nous avons fourni les photocopies de tous les documents que l'on nous avait demandés et rempli un formulaire. Le reste devait se faire directement au port d'Aqaba. Dès le lendemain, les soucis commençaient. Depuis l'entrée de la Roulotte sur le territoire jordanien, le 22 mars 2010, nous étions en possession d'un mystérieux papier cartonné bleu au format A5 dont nous ne suspections pas encore l'importance! Nous savions qu'il s'agissait d'un permis temporaire pour notre véhicule, une sorte de visa pour la Roulotte. Rédigé en arabe, nous ne pouvions absolument pas lire qu'il n'était plus valide depuis 14 semaines! Et oui, la Roulotte était en situation irrégulière, une sans papier! En plaidant notre bonne foi auprès des autorités concernées, nous avons réussi à nous faire exempter de l'amende de 520 JD (soit 583 euros) que l'on nous avait annoncé au départ (ah, ils sont vraiment sympas ces jordaniens!). Par contre, il a fallu régulariser la situation et ça aussi ça a un coût! Nous avons payé 113 JD pour l'extension que nous aurions dû faire il y a 14 semaines, ainsi que 100 JD pour un mois d'assurance obligatoire (soit 239 euros au total). Nous avons préféré nous déplacer en taxi à deux reprises pour éviter de ce perdre dans tous ces bureaux étaler aux quatre coins de la ville (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!) Il a également fallu nous rendre au bureau du trafic routier qui gère toutes les infractions, afin qu'il nous délivre un document certifiant que nous n'avons contracté aucunes dettes. Tout ça nous a quand même pris deux jours (le ramadan ralenti considérablement nos démarches) mais le pire est venu après. Nous étions pourtant confiants, maintenant que tout était à jour. C'est là que le GAC India (bureau de la compagnie au port d'arrivé) nous informa qu'elle ne consentait pas à accepter notre dossier parce que la Roulotte est un véhicule LHD (Left Hand Drive), autrement dit son volant est à gauche (ce qui n'est pas en vigueur dans cette ancienne colonie Britannique, bien que le choix du volant à droite fut officiellement adopté après l'indépendance...). D'abord, ils nous ont suggéré d'obtenir une autorisation, nous conseillant de s'adresser à l'ambassade de l'Inde. Nous y étions déjà allés en juin, à peine le coup de fil reçu, nous y filons. Bien entendu, ils ne peuvent rien pour nous, si ce n'est confirmé qu'il existe une interdiction concernant les LHD. Bref, nous avons passé quatre jours (weekend compris) à effectuer mille et une recherches sur le net, prouvant que plein d'autres voyageurs étaient entrés en Inde avec des LHD. Nous avons remué ciel et terre, téléphonant aux différentes administrations, en France (Automobile Club qui nous a délivré le carnet de passage en douane), en Jordanie et en Inde. Nous avons consulté des forums, lu des textes de droit indien et monté notre argumentation pour défendre notre cause. Il existe effectivement une régulation (notamment le Indian Motor Act de 1957) mais elle s'applique surtout à l'importation commerciale. Hors, dans notre cas, il s'agit d'une importation temporaire d'un véhicule privé... Nous avons fini par obtenir gain de cause mais évidemment il était déjà trop tard pour le bateau du 2 septembre... Nous nous attendons à plus de complications encore du côté indien, ça promet! Le prochain départ aura lieu le 21 septembre et n'arrivera que le 31 octobre à Bombay (et oui, il passe par Dubai)! Nous avions déjà acheté notre billet d'avion pour le 10 septembre, nous allons devoir le changer (encore des
La Roulotte frais!) Le plus dur n'est pas tant les démarches en elles-même mais cette insupportable attente. Un jour on nous appelle pour nous dire de partir de suite à Aqaba, cinq minutes plus tard on nous dit non... C'est comme ça depuis 10 jours! Entre temps, nous avons récupéré la Roulotte à l'hôtel Landmark. Elle est maintenant en stand-by dans une rue d'Amman, prête à partir. Nous avons démonté le porte vélo et le pneu de secours. Nous avons appris à dire "charpentier" en arabe, ce qui nous a permis de trouver un
artisan qui nous a découpé trois planches épaisses sur mesure que nous avons utilisées pour créer une cloison entre l'habitacle et la cabine de pilotage (afin d'éviter les vols lors du transport en cargo car nous sommes obligés de laisser les clefs). Pour se faire, nous avons également investi dans une visseuse-dévisseuse (depuis le temps que Laurent en rêvait!). Comme les choses ont encore traîné (parce qu'il fallait la confirmation de Dubai), nous avons changé la date et la La Roulotte
destination de nos billets. Normalement, tout devrait bien se passer maintenant (inch allah!). Nous emmenons la Roulotte dans quelques jours, passons une ou deux soirées avec Irène et Alex qui rentrent bientôt d'Indonésie, puis le 17, nous nous envolerons directement pour Colombo, au Sri Lanka.

Aqaba: incompréhension et appréhension

Dimanche vers midi, nous prenons tranquillement la route d'Aqaba avec la Roulotte. Nous passons la nuit chez nos amis à Quwayra. Brenda et Jon ne vivent plus dans le campement de Al Jalilah. Ils sont à présent installés dans une agréable demeure avec une grande terrasse qui donne sur le désert. En leur compagnie, nous dégustons un dernier repas bédouin. Le lendemain, nous partons dès 7h pour parcourir les 50 km restants et se présenter au port dès l'ouverture des bureaux qui reprennent leur rythme normal après un mois de ramadan.

Port d'Aqaba Nous avions peu dormi et rien avalé, ce qui n'arrangea rien au cauchemar administratif dans lequel nous plongions! Autant nous trouvions assez facilement des gens parlant anglais à Amman, que là, nous sommes face à un barrage linguistique. Après deux ou trois heures vaines d'explications ici et là, nous rencontrons Mohamed qui restera à nos côtés pour le reste de la journée, nous servant d'interprète. Tout aurait pu être très simple mais face à une série
d'incompréhensions naissent beaucoup d'appréhensions. On nous annonce qu'il est impossible de faire tamponner le carnet de passage en douane avant le départ du bateau (caution de 3200 euros en jeu), puis le passeport de Laurent sur lequel figure également la Roulotte. Nous nous imaginions déjà changer nos billets d'avions, prolonger notre visa qui arrive à terme, etc. Une fois clarifié ce fâcheux malentendu (ils pensaient que nous leur réclamions cette somme de 3200 euros?!), nous payons 250 JD de frais sans savoir à quoi ils correspondent exactement. Nous aurions aimer le détail, ainsi qu'un reçu mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Nous n'avons pas trop le choix. Le bureau de notre agent de "clearance", Raed, est une petite pièce sans fenêtre où s'entassent des piles de papiers depuis des années. Cette ambiance ne nous dit rien qui vaille, comment peut-il s'y retrouver dans un tel foutoir? Au moment de garer le véhicule dans le parking approprié, il nous demande de lui laisser toutes les clefs, y compris l'habitacle. Nous refusons. Il évoque les douanes et ses gestes semblent dire «il faudra ouvrir pour l'inspection de police». Nous sommes prêts à revenir demain pour leur ouvrir mais pas question de lui confier les clefs. Il finit par lâcher l'affaire devant notre obstination. Finalement, il n'y a jamais eu d'inspection et lorsque nous avons reparlé de cette histoire devant Mohamed, Raed a simplement nié avoir insisté pour qu'on lui laisse les clefs, ce qui nous rendit un peu méfiants. Bref, sur les conseils de Mohamed, nous laissons tout de même un généreux pourboire à Raed afin de s'assurer qu'il s'occupera bien de notre Roulotte et n'oubliera pas de la mettre sur le bateau, alors que nous serons déjà à des milliers de kilomètres d'ici...

À 16h, tout semble enfin résolu. Nous allons en ville avaler notre seul repas de la journée, puis nous prenons un taxi pour rejoindre l'hôtel Darna à South Beach où nous avons déjà séjourné à deux reprises. Rien de tel qu'une baignade pour se détendre. Nous enfilons palmes et tuba pour admirer une dernière fois l'abondante vie aquatique de la mer Rouge. Mohamed devait nous rappeler au matin pour confirmer que tout était en ordre mais c'est finalement nous qui l'appelons South Beach
vers 12h. Il reste encore de la paperasse et ça ne peut se faire qu'à Amman. La course reprends, nous passons au port récupérer les documents et sautons dans le premier bus.

Good Bye Amman!

Amman

Irène et Alex sont rentrés à Amman, nous sommes contents de les revoir et écouter leur périple Indonésien. Le lendemain, nous terminons les démarches et confions le dossier à la compagnie maritime. On nous assure que tout est en ordre à présent mais le parcours a été si chaotique depuis trois semaines que nous avons du mal à le croire. Nous ne réalisons pas que nous quittons bientôt Amman. Le soir, nous allons diner chez Vanessa. Vanessa est une anglaise qui vit ici depuis plusieurs années, elle bosse pour l'UNESCO. Elle a vu notre Roulotte garée dans le quartier, elle est allée sur notre site et nous a contacté. Nous avions sympathisé au cours d'un bref échange d'emails et elle nous a généreusement invité à diner pour en savoir un peu plus sur nos aventures. Nous y sommes allés avec Irène et Alex, elle avait également invité d'autres amis. Nous avons passé une excellente soirée. Cette rencontre inattendue, nous la devons à la Roulotte. Nous avions été contactés par une autre personne, un jeune jordanien avec qui nous pensions aller prendre un verre mais le temps nous manque.

Nous avons pris l'habitude de voir Irène et Alex régulièrement ces six derniers mois. Nous ne les reverrons pas avant un bout de temps maintenant... Amman est une ville attachante et ce qui nous a permis de l'apprécier autant, c'est bel et bien la présence et la générosité de nos amis. Ils nous ont facilité la vie à bien des égards et nous leur sommes extrêmement reconnaissants. Ils retournent en Indonésie l'an prochain, peut-être les croiserons nous.... Inch Allah! Nous montons dans le taxi qui s'éloigne lentement. Le chauffeur tourne, nous quittons Rainbow street et Irène et Alex disparaissent du rétroviseur. Sur le chemin de l'aéroport, nous sommes très calmes, à la fois tristes et excités. Good bye Amman.

Les Baluchons sur les routes de Jordanie:

 

Superficie: 89 342 km²
Population: 6 269 285
Population urbaine: 78%
Capitale: Amman

Frontières terrestres: 1 635 km
Littoral: 26 km
Point culminant: Jabal Umm ad Dami, 1854m

Pays frontaliers:
  • Irak (181 km)
  • Israël (76 km)
  • Arabie Saoudite (744 km)
  • Syrie (375 km)
  • Palestine (97 km)

Type de gouvernement: Monarchie Constitutionnelle
Constitution: 1er janvier 1952 + plusieurs amendements

Fête nationale: 25 mai
Elle commémore l'indépendance acquise en 1946.

Force de travail:
  • Agriculture: 2.7%
  • Industrie: 20%
  • Services: 77.4%
Espérance de vie: 79.85 ans
  • Homme: 78.6 ans
  • Femme: 81.18 ans
Population au dessous du seuil de pauvreté: 14.2%
 
Source: CIA World Fact Book 2009
 

Monnaie: Dinar Jordanien (JOD)
Distributeurs: répandus
Paiement par visa/mastercard: peu répandus sauf grands magazins

Prix moyen
litre de diesel: 0,50 €
bouteille eau minérale (1.5L): 0,50 €
un café:ND
un demi: 2,50 €

Indicatif téléphonique: 962
Indicatif internet: .jo
Fuseau horaire: +2 UTC et +1h du dernier jeudi de Mars au dernier vendredi de septembre

Mobilité:
Aéroports: 17
Routes: 8 002 km
Voix ferroviaires: 507 km
Voix navigables: ND

Accueil Projet Accueil Carnet de voyage Archives newsletter Albums Photos Livre d'or Nous envoyer un email Inscription newsletter Liban Sri Lanka Liban Sri Lanka